Qu'est-ce qu'un cor ou un durillon ?
Face à des frottements ou des pressions répétés, la peau se défend en s'épaississant : c'est ce qu'on appelle une hyperkératose. Selon l'endroit, cela donne un durillon (peau épaissie, souvent large, sous l'avant-pied ou le talon) ou un cor (plus petit et profond, avec un « noyau » dur, souvent sur ou entre les orteils).
Le message le plus important : un cor ou un durillon n'apparaît jamais par hasard. C'est presque toujours le signe visible d'un mauvais appui, d'une zone de votre pied qui encaisse trop. Le retirer soulage sur le moment, mais tant que la cause n'est pas corrigée, il revient.
Pourquoi se forment-ils toujours au même endroit ?
- Un appui anormal ou une surcharge localisée : une zone du pied porte plus de poids que les autres.
- Des chaussures inadaptées (trop serrées, coutures, talons hauts).
- Des déformations qui déséquilibrent l'appui : hallux valgus, orteils en griffe, pied creux.
Le symptôme au bout de la chaîne, pas la vraie cause
Un durillon sous l'avant-pied, c'est votre pied qui vous signale une surcharge à cet endroit ; un cor sur un orteil, c'est un frottement dû à sa position. Chercher pourquoi cette zone travaille trop, c'est tout l'intérêt d'un bilan de l'appui. Le corps est un tout : traiter la cause, c'est éviter que le cor ne revienne indéfiniment.
Quels sont les symptômes, et quand consulter ?
- Des zones de peau dure, jaunâtre, sensibles ou douloureuses.
- Des cors sur ou entre les orteils, des durillons sous l'avant-pied.
- Une gêne à la marche, l'impression d'un caillou.
Attention si vous êtes diabétique ou avez des troubles de la circulation : ne traitez jamais un cor vous-même, et faites-vous suivre de près par un professionnel de santé.
Mon rôle, et vers qui vous orienter pour le soin
Le soin de la peau lui-même (retirer le cor ou le durillon) est réalisé par un pédicure-podologue : ce n'est pas un soin que je pratique. Mais retirer un cor sans corriger la cause, c'est le voir revenir quelques semaines plus tard.
C'est là que j'interviens, à mon cabinet de Barberaz près de Chambéry : je m'attaque à la cause.
- Une analyse de l'appui et de la marche pour repérer la zone de surcharge et pourquoi elle existe.
- Des semelles sur mesure (et si besoin des orthèses d'orteils) pour redistribuer l'appui et supprimer le frottement à l'origine du cor.
- Des conseils de chaussage adaptés.
L'idéal : associer le soin du pédicure et la correction de l'appui, pour un résultat qui dure.
Des cors ou durillons qui reviennent toujours ? Un bilan complet (analyse de la posture, des appuis et de la marche) permet d'identifier la surcharge à l'origine et de la corriger durablement.
Prendre rendez-vousMes conseils au quotidien
- Hydratez régulièrement la peau des pieds.
- Choisissez un chaussage large et confortable, sans zones de frottement.
- Faites traiter la cause, pas seulement le symptôme, si les cors reviennent.
- Ne coupez pas un cor avec une lame vous-même (risque de blessure et d'infection).
Questions fréquentes
Pourquoi mes cors reviennent-ils toujours ?
Parce qu'on traite le symptôme (la peau épaissie) sans corriger la cause (la surcharge d'appui). Tant que la zone continue de trop travailler, le cor se reforme. Corriger l'appui casse ce cycle.
Retirez-vous les cors et durillons ?
Non, ce soin est réalisé par un pédicure-podologue. Mon rôle est de traiter la cause mécanique (semelles, correction de l'appui) pour éviter qu'ils ne reviennent.
Un durillon, est-ce grave ?
En général non, mais c'est un signal utile : il indique une zone de surcharge. Chez les personnes diabétiques ou avec des troubles circulatoires, il demande en revanche une vigilance particulière.
Paloma Willemin, orthopédiste-orthésiste, podologue et posturologue à Barberaz (Chambéry).
